Hammam
Lif est une ville côtière
de la banlieue sud de Tunis (située à
16 kilomètres du centre-ville). Rattachée
administrativement au gouvernorat de
Ben Arous, elle constitue une municipalité de 38 401 habitants.
Elle tire son nom de 2 sources thermales émergeant au pied
du Djebel Boukornine.
Connue dans
l'Antiquité sous le nom de Naro (d'origine
punique) puis d'Aquae Persianae, cette localité est rebaptisée
Hammamat El Jazira (bains de la péninsule) après la
conquête arabe. Elle prendra ensuite le nom de Hammam
Lif formé des termes hammam et anf (nez) car les sources
ont pour but principal de guérir les infections liées
aux problèmes respiratoires.
Pendant la période arabe, le site n'est guère fréquenté
et ce n'est que vers 1750 qu'Ali II Bey fait construire,
pour son usage personnel, un pavillon au voisinage immédiat
de l'une des sources qui prend le nom d'Aïn El Bey. Il fait aussi
édifier des installations pour les voyageurs et les malades
à proximité de la seconde source appelé Aïn
El Ariane.

En 1826,
Hussein II Bey fait construire, à côté du pavillon,
une résidence pour y habiter avec sa famille et sa cour pendant
une partie de l'année. Cette résidence assez modeste
est à l'origine du palais beylical dont certains souverains
régnants feront leur résidence d'hiver, tout en conservant
l'usage des eaux d'Aïn El Bey. L'autre source sert donc à
alimenter les établissements à usage public.
En mai 1943, des violents combats entre les troupes
alliées et celles de l'Axe, battant en retraite vers le cap
Bon, éprouvent durement la population civile.